Première étape : Quitter le port

4- Les besoins de conformité

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20 réponses à “Les besoins de conformité”

  1. Marie dit :

    Merci Thierry pour ce partage, cette vision. Ces informations résonnent.
    Depuis une dizaine d’année, j’ai l’impression de détricoter ce qui m’a été tricoter depuis ma petite enfance.
    J’ai encore du travail, je le sais, et cette formation m’amène à de belles réflexions…
    Bref, je me demande quand j’arriverai à me voir vraiment du coup (fin de détricotage 😉 et je me dis quand même “que de temps perdu…” C’est la vie (?)
    J’ai à cœur d’éviter tout ce tricotage/détricotage à mes enfants, qu’ils se construisent “directement” est mon intention

  2. Marie Wendenbaum dit :

    Bonsoir, que cette question me bouscule, d’abord que j’ai enseigné en collège pendant 10 ans et ensuite parce que je suis maman de jeunes 2 enfants avec qui je pratique l’IEF depuis septembre 2020. Je me questionne tous les jours depuis ce choix d’une liberté éducative, ce n’est pas simple d’ouvrir les yeux sur ce que j’ai été face à mes élèves pendant toutes ces années. Moi qui m’étais dit que je ne voulais pas user de l’autorité ni abuser de mon “statut” d’enseignant pour faire “rentrer dans le rang” tous ces ados retords aux lois de l’école ! En lisant vos lignes Thierry, je me rends compte de ce qui s’est opéré en moi, ce formatage que j’acceptais de reproduire et d’imposer à mes élèves. Je ne veux plus de ça pour mes enfants aujourd’hui ! J’ai quitté l’Education Nationale pour faire un autre métier plus en accord avec mes convictions et dans lequel je m’épanouis aujourd’hui, je me sens libre. Alors, j’ai eu envie de cette liberté pour mes enfants! Le choix de l’IEF était pour répondre à ce besoin de s’éloigner des injonctions mortifères : “dépêche-toi”, “On est en retard”, “Non, ne fais pas ça”, “Tu n’as pas le droit”, “c’est interdit”, “tu dois demander la permission”…et j’en passe!!!! Et maintenant, Mr Macron voudrait nous priver de cette liberté ?!? Je me sens tellement trahie et niée, empêchée, comme punie…

  3. Candy Gill dit :

    C’est un sujet sensible que celui de la conformité car nous y sommes tous confrontés chaque jour. Par exemple aujourd’hui avec le port du masque, (sans vouloir polémiquer); certains s’y conforment car le regard des autres est insupportable par moment. On se conforme par confort et facilité bien souvent.

  4. Elodie Martre dit :

    La conformité… Accepter d’etre différent, élever ses enfants en leur apprenant à se respecter, à s’ecouter, à leur apprendre le “qui JE suis”… C’est un long chemin, et il est omportant de se detacher de nos croyances…
    Apres je remarque aussi que les enfants se recherchent dans la conformité aux autres afin d’appartenir à un clan…
    Je crois que l’ on passe tous par là, apres libre à nous de nous en detacher

  5. Pauline Josselin dit :

    Merci pour la vidéo 🙂
    Je suis totalement en phase…j’ai fait un gros travail de dev personnel pour sortir de la conformité et des attentes de la société. Je relie alors les points…je le pressentais mais il m apparaît maintenant évident que l’école m’a profondément inhibée.
    Bon après ça donne du travail aux pro du développement personnel pour nous réapprendre l’authenticité 😁

  6. LAURENE CLOUZEAU dit :

    Cette étape me bouscule… me questionne énormément.
    En effet, lorsque l’on pense, dit et agit différemment, nous sommes à la marge et la société peut nous sanctionner de différentes manières.
    Indépendamment de cela, il me semble indispensable qu’il y ait des règles tout de même pour vivre tous ensemble…

    Je comprends tout à fait votre discours mais je ne vois vraiment pas comment cela est possible… Cela va m’occuper à penser ces prochains jours 😉

  7. Marie BLANCHET dit :

    Moi je sais que je me heurte très fortement dans mes rapports avec mes enfants à ces besoins très forts de conformité que j’ai et que du coup je leur demande. La liberté de mes enfants me fait peur, je crois, certainement parce que je ne connais pas vraiment la mienne et que cette notion m’apparaît effrayante, comme synonyme d’une perte de contrôle…
    Même si tout mon être crie que ce n’est pas comme ça qu eje veux vivre, que mes enfants ont besoin d’autre chose, je ne sais pas sur quoi m’appuyer pour combler cette insécurité, ce vide créé par cette non-connaissance et donc cette transmission impossible…
    Cette question m’amène beaucoup d’angoisse et de tristesse

    • Thierry Pardo dit :

      C’est un chemin à parcourir, chacun à son rythme, il ne sert à rien de se faire violence, il faut laisser maturer.

    • Marie dit :

      Bonjour, votre témoignage me parle, je m’y retrouve. Je me permet d’y ajouter un commentaire.
      Dans votre première phrase, l’expression “ces besoins très fort de conformité” m’interroge, la conformité est elle un besoin ? Personnellement, je le vois plutôt comme un besoin de sécurité.
      Du coup, peut on trouver un moyen de combler ce besoin autrement que par “la conformité” ?

  8. Cinzia Colosio-Le Dem dit :

    Thierry Pardo où peut-on trouver votre thèse ? Puisque je pratique l’ief depuis 10 ans, je pensais que j’allais peu apprendre de cette première partie. vos explications mettent en évidence une réalité, une violence, une oppression que je ne savais pas nommer MERCI

  9. Routier Laure dit :

    La liberté… vaste question !!! Je suis quelqu’un qui cherche le juste milieu et la cohérence, et je suis en éternel questionnement sur jusqu’où va la liberté de chacun sans empiéter sur la liberté de l’autre. C’est aussi un mot très un vogue et utilisé pour revendiquer son droit à penser comme on veut ! Peut-on vraiment penser comme l’on veut ? De grands dictateurs ont imposé leurs pensées et leur liberté ! Je suis libre !!! J’ai le droit à ma liberté ! Je suis convaincue de cette liberté d’éducation, mais… 😉 jusqu’où va-t-elle, jusqu’où nos enfants sont libres ? Si je vis dans la société jusqu’où puis-je revendiquer mon droit à la liberté ? Est-ce que je pense juste ? Plein de questions… je me réjouis de découvrir la suite !

    • Thierry Pardo dit :

      Oui la liberté n’est jamais totale, absolue, elle n’est envisageable que par la liberté des autres, collective et solidaire, c’est l’idéal, peut-être l’utopie anarchiste, mais cela s’est déjà incarné dans l’histoire ici ou là

  10. Lucile monvoisin dit :

    Bonjour,
    Je suis maman de 3 merveilleux garçons, 4,7 et 8.
    Depuis leur rentrée au CP cette conformité est très dur à respecter pour mes enfants. A 6 ans, Elowan m‘a demandé un jour à la sortie de l’école, pleine de tristesse et de désarroi „Maman, pourquoi c’est les adultes qui choisissent la vie des enfants?“
    Cette phrase est restée gravée en moi!

  11. Katia Mourer dit :

    Pour être diplômée de différentes institutions (master à la fac puis master aux beaux arts) j’atteste du fait que les gens en place n’ont aucun intérêt à ce que les choses ne changent. Le système est un monstre qui se dévore pour se régénérer. Les “artistes” enseignants n’ont absolument pas intérêt à ce que l’élève dépasse le maître, en plus une remise en question, voire, une remise en cause du système pourrait rendre désuète leur production artistique!!! les étudiants sont là, l’institution est là pour leur assurer un salaire, et des idées (celles des étudiants) à exploiter au passage car eux sont déjà sur le marché…

  12. Emilie Nguyen Van dit :

    Il est plus facile de diriger quand les gens ne réfléchissent pas et savent répondre aux ordres. L’école, pour ma part, n’est autre qu’un système de contrôle, d’endoctrinement de plus, mis en place par les gouvernements. J’avais même lu que le niveau d’apprentissage avait été baisé volontairement dans certains pays pour que les peuples ne soit pas trop intelligent. J’adore ce lien de gestion plutôt que d’éducation. Quand je suis arrivée à l’université, on ne savait pas vraiment quoi faire de moi, je le sentais. L’Arts Plastiques et le fait que j’arrivais de Polynésie Française donnaient presque une légitimité à ma différence… 😉

  13. Emilie dit :

    Par rapport aux profs qui répondent par la gestion aux questions d’éducation, c’est un point qui m’intéresse particulièrement. Effectivement, pour ceux qui sont encore dans le système, il y a quand même quelques pistes pour essayer de travailler dans le système tout en essayant de respecter les enfants.
    Par exemple, Marshall Rosenberg (le père de la CNV, auteur notamment de “Enseigner avec bienveillance”) et Thomas Gordon (auteur notamment de “Parents efficaces” et “Devenir enseignant efficace : enseigner et être soi-même”).

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